SOPHIE COMTET KOUYATÉ

« Les Gisants flottants »
de Sophie Comtet Kouyaté, guetteurs du futur

Au fil de son développement, l’œuvre de Comtet Kouyaté s’est toujours attachée à documenter les êtres humains en mouvement à la condition préalable de la rencontre. C’est filmer d’abord à Bamako les musiciens des rues et leurs instruments, les lavandières et lavandiers de la cascade. Puis le long de la Shukugawa River, Kansaï, Japon, le flux de l’eau tend un miroir propice à l’introspection de l’artiste et de ceux et celles qu’elle filme.

Depuis 2018 c’est en Seine Saint-Denis que sa pratique artistique s’enrichit de la participation des habitants de toutes générations et de milieux sociaux diversifiés, des scolaires ou des sportifs. Au film s’ajoutent désormais la photographie, le recueil de textes et de témoignages. Sa somme en cours d’achèvement intitulée « Canal Saint-Denis, la bascule d’un paysage » rendra compte de la vitalité des communautés humaines, de leurs migrations successives. Au bord de cette voie d’eau rectiligne, le patrimoine navigable est encore jalonné ici ou là des coutumes et des vestiges d’un passé industriel et ouvrier. Des cascades maliennes, de la rivière japonaise au canal Saint-Denis Comtet Kouyaté a choisi d’inscrire l’eau douce comme son chemin d’élection.

Avant les Jeux Olympiques c’est au musée d’art et d’histoire de Saint-Denis qu’on a pu savourer la galerie pimpante et de ses portraits photographiques en couleurs « Dionysien.nes, des rois et des reines » pour laquelle l’artiste « propose aux gens de montrer sur le trône d’eux-mêmes ». Dans leurs costumes s’inspirant aussi bien de carnavals que de la grande peinture ces modèles relient dans leurs poses la ville de Saint-Denis au temps long de l’histoire.

Puis Sophie Comtet Kouyaté développe sa connaissance fine de la basilique de Saint-Denis. Son ambitieux projet « La Trêve » habille et habite l’édifice au moment des Jeux 2024 dans le cadre des Olympiades culturelles. En écho à l’iconographie grecque antique, cet ensemble d’installations vouées à célébrer la paix entre les peuples dispose entre autres une sculpture totémique monumentale, des tentures immenses. Ses photographies de jeunes et de sportifs dionysiens dans des mises en scène inspirées du patrimoine olympique ancien autant que des peuples premiers sont disposées parmi les voûtes, absides, en voisinage des tombeaux royaux.

Inclus dans la fresque historique « La Trêve » ces deux portraits photographiques de Gisants flottants font suite à l´art multiséculaire de la statuaire funéraire de Saint-Denis. Cependant l’absence de tout socle, et leur position sans aucun point d’appui physique tel l’astronaute dans « 2001 Odyssée de l’espace » ouvrent résolument vers un futur potentiel.

Sur fond blanc immatériel la jeune fille Rebecca et le jeune homme Abdoulaye gisants sont à mi-corps des jeunes au beau visage au repos. Ils sont habillés sobrement de tissus de science -fiction. A la surface d’une eau lustrale invisible, celle qui accompagne depuis longtemps les escales de l’artiste sourcière Sophie Comtet Kouyaté, la conjonction inattendue de l´horizontalité du repos définitif et de la pulsion vitale que la jeunesse porte en elle se rejoignent pour la promesse de prochaines œuvres à venir.

Joël Savary, Pantin, février 2025

SOPHIE COMTET KOUYATÉ

« Les Gisants flottants »
de Sophie Comtet Kouyaté,
guetteurs du futur

Au fil de son développement, l’œuvre de Comtet Kouyaté s’est toujours attachée à documenter les êtres humains en mouvement à la condition préalable de la rencontre. C’est filmer d’abord à Bamako les musiciens des rues et leurs instruments, les lavandières et lavandiers de la cascade. Puis le long de la Shukugawa River, Kansaï, Japon, le flux de l’eau tend un miroir propice à l’introspection de l’artiste et de ceux et celles qu’elle filme.

Depuis 2018 c’est en Seine Saint-Denis que sa pratique artistique s’enrichit de la participation des habitants de toutes générations et de milieux sociaux diversifiés, des scolaires ou des sportifs. Au film s’ajoutent désormais la photographie, le recueil de textes et de témoignages. Sa somme en cours d’achèvement intitulée « Canal Saint-Denis, la bascule d’un paysage » rendra compte de la vitalité des communautés humaines, de leurs migrations successives. Au bord de cette voie d’eau rectiligne, le patrimoine navigable est encore jalonné ici ou là des coutumes et des vestiges d’un passé industriel et ouvrier. Des cascades maliennes, de la rivière japonaise au canal Saint-Denis Comtet Kouyaté a choisi d’inscrire l’eau douce comme son chemin d’élection.

Avant les Jeux Olympiques c’est au musée d’art et d’histoire de Saint-Denis qu’on a pu savourer la galerie pimpante et de ses portraits photographiques en couleurs « Dionysien.nes, des rois et des reines » pour laquelle l’artiste « propose aux gens de montrer sur le trône d’eux-mêmes ». Dans leurs costumes s’inspirant aussi bien de carnavals que de la grande peinture ces modèles relient dans leurs poses la ville de Saint-Denis au temps long de l’histoire.

Puis Sophie Comtet Kouyaté développe sa connaissance fine de la basilique de Saint-Denis. Son ambitieux projet « La Trêve » habille et habite l’édifice au moment des Jeux 2024 dans le cadre des Olympiades culturelles. En écho à l’iconographie grecque antique, cet ensemble d’installations vouées à célébrer la paix entre les peuples dispose entre autres une sculpture totémique monumentale, des tentures immenses. Ses photographies de jeunes et de sportifs dionysiens dans des mises en scène inspirées du patrimoine olympique ancien autant que des peuples premiers sont disposées parmi les voûtes, absides, en voisinage des tombeaux royaux.

Inclus dans la fresque historique « La Trêve » ces deux portraits photographiques de Gisants flottants font suite à l´art multiséculaire de la statuaire funéraire de Saint-Denis. Cependant l’absence de tout socle, et leur position sans aucun point d’appui physique tel l’astronaute dans « 2001 Odyssée de l’espace » ouvrent résolument vers un futur potentiel.

Sur fond blanc immatériel la jeune fille Rebecca et le jeune homme Abdoulaye gisants sont à mi-corps des jeunes au beau visage au repos. Ils sont habillés sobrement de tissus de science -fiction. A la surface d’une eau lustrale invisible, celle qui accompagne depuis longtemps les escales de l’artiste sourcière Sophie Comtet Kouyaté, la conjonction inattendue de l´horizontalité du repos définitif et de la pulsion vitale que la jeunesse porte en elle se rejoignent pour la promesse de prochaines œuvres à venir.

Joël Savary, Pantin, février 2025

SOPHIE COMTET KOUYATÉ

« Les Gisants flottants »
de Sophie Comtet Kouyaté, guetteurs du futur

Au fil de son développement, l’œuvre de Comtet Kouyaté s’est toujours attachée à documenter les êtres humains en mouvement à la condition préalable de la rencontre. C’est filmer d’abord à Bamako les musiciens des rues et leurs instruments, les lavandières et lavandiers de la cascade. Puis le long de la Shukugawa River, Kansaï, Japon, le flux de l’eau tend un miroir propice à l’introspection de l’artiste et de ceux et celles qu’elle filme.

Depuis 2018 c’est en Seine Saint-Denis que sa pratique artistique s’enrichit de la participation des habitants de toutes générations et de milieux sociaux diversifiés, des scolaires ou des sportifs. Au film s’ajoutent désormais la photographie, le recueil de textes et de témoignages. Sa somme en cours d’achèvement intitulée « Canal Saint-Denis, la bascule d’un paysage » rendra compte de la vitalité des communautés humaines, de leurs migrations successives. Au bord de cette voie d’eau rectiligne, le patrimoine navigable est encore jalonné ici ou là des coutumes et des vestiges d’un passé industriel et ouvrier. Des cascades maliennes, de la rivière japonaise au canal Saint-Denis Comtet Kouyaté a choisi d’inscrire l’eau douce comme son chemin d’élection.

Avant les Jeux Olympiques c’est au musée d’art et d’histoire de Saint-Denis qu’on a pu savourer la galerie pimpante et de ses portraits photographiques en couleurs « Dionysien.nes, des rois et des reines » pour laquelle l’artiste « propose aux gens de montrer sur le trône d’eux-mêmes ». Dans leurs costumes s’inspirant aussi bien de carnavals que de la grande peinture ces modèles relient dans leurs poses la ville de Saint-Denis au temps long de l’histoire.

Puis Sophie Comtet Kouyaté développe sa connaissance fine de la basilique de Saint-Denis. Son ambitieux projet « La Trêve » habille et habite l’édifice au moment des Jeux 2024 dans le cadre des Olympiades culturelles. En écho à l’iconographie grecque antique, cet ensemble d’installations vouées à célébrer la paix entre les peuples dispose entre autres une sculpture totémique monumentale, des tentures immenses. Ses photographies de jeunes et de sportifs dionysiens dans des mises en scène inspirées du patrimoine olympique ancien autant que des peuples premiers sont disposées parmi les voûtes, absides, en voisinage des tombeaux royaux.

Inclus dans la fresque historique « La Trêve » ces deux portraits photographiques de Gisants flottants font suite à l´art multiséculaire de la statuaire funéraire de Saint-Denis. Cependant l’absence de tout socle, et leur position sans aucun point d’appui physique tel l’astronaute dans « 2001 Odyssée de l’espace » ouvrent résolument vers un futur potentiel.

Sur fond blanc immatériel la jeune fille Rebecca et le jeune homme Abdoulaye gisants sont à mi-corps des jeunes au beau visage au repos. Ils sont habillés sobrement de tissus de science -fiction. A la surface d’une eau lustrale invisible, celle qui accompagne depuis longtemps les escales de l’artiste sourcière Sophie Comtet Kouyaté, la conjonction inattendue de l´horizontalité du repos définitif et de la pulsion vitale que la jeunesse porte en elle se rejoignent pour la promesse de prochaines œuvres à venir.

Joël Savary, Pantin, février 2025

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